Présentation

"Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre"

Nos objectifs

Le collectif SICO est un groupe indépendant de toute affiliation politique qui a été créé en mai 2001, avec l’appui d’une quinzaine d’associations et d’organisations politiques, dans le but de soutenir tous ceux qui en Israël s’opposent à la politique de colonisation menée par le gouvernement Sharon et reconnaissent le droit légitime des Palestiniens à un État libre, viable et souverain. L’objectif de SICO est de privilégier une pratique de la solidarité qui dépasse les communautarismes et favorise le dialogue entre les Palestiniens, qui se battent pour leurs droits et leur survie, et les Israéliens qui refusent l’occupation coloniale et les crimes qu’elle entraîne. Nous menons et appuyons toutes initiatives, à Paris et en province, qui vont dans ce sens et sont conformes à notre plate-forme constitutive. Nous participons par ailleurs aux initiatives qui œuvrent en faveur de la paix, en nous associant aux campagnes menées par le Collectif national pour une paix juste au Proche-Orient, regroupant plus de 50 associations et organisations et qui lance au mois de janvier 2004 la Campagne internationale contre le Mur.

L’autre Israël

SICO s’est donné pour objectif de faire connaître les activités de tous ceux, qui en Israël s’opposent à l’occupation des Territoires palestiniens par l’Etat en place. Ces groupes sont nombreux mais très minoritaires, et isolés tant au plan international qu’au sein de leur société. Ce sont principalement des collectifs, regroupant des opposants ponctuels ou des membres de diverses organisations, et alliant parfois Israéliens et Palestiniens autour d’un même objectif. Les plus connus sont Gush Shalom (le Bloc pour la paix), B’Tselem, le collectif 29 Septembre, la Coalition des femmes pour une paix juste, le Comité israélien contre la démolition des maisons, Médecins pour les droits humains, le Forum des parents de prisonniers, Histadrout, La Paix maintenant, Profil Hadash, Rabbins pour les droits de la personne, Ta’ayoush (Vivre ensemble), Yesh Gvul (Il y a une limite)...
-  En mai 2001 et en novembre 2002, deux réunions publiques appelées par SICO avec des membres de Gush Shalom, des objecteurs israéliens et des organisations israéliennes des droits de l’homme ont réuni plus de quatre cents personnes et ont permis de faire connaître " l’autre Israël ".
-  Le 22 mai 2002, un meeting à la Bourse du travail de Saint-Denis a été organisé par SICO avec des représentants du mouvement Le Courage de refuser, les soldats et officiers qui, en janvier 2002, ont refusé d’accomplir leur temps de réserve, exhortant l’armée à quitter les Territoires occupés et dénonçant l’oppression infligée aux Palestiniens par les colons et l’armée. Le meeting s’est poursuivi par une tournée organisée dans plusieurs grandes villes de France : Lyon, Grenoble, Marseille, Lille, Rennes, Strasbourg et Nancy.
-  En janvier 2003, nous avons également, apporté notre concours à la médiatisation de la mission réalisée par Stéphane Hessel et des intellectuels juifs en Israël et en Palestine - dont rend compte Témoins pour la paix, le film réalisé par Abraham Segal présenté lors d’une conférence de presse et de plusieurs réunions réalisées avec notre concours. Après le soutien apporté par SICO à une pétition en faveur des soldats de Courage de refuser parue dans Le Monde en mars 2001 et qui a recueilli plus de 2000 signatures, nous avons participé avec la FIDH au lancement d’une pétition de soutien aux soldats déférés devant la Cour martiale israélienne, envoyée aux autorités israéliennes en décembre 2003 à l’occasion d’une conférence de presse.

-  En 2003 et 2004, à la demande du Forum des parents de refuzniks, nous avons diffusé la pétition demandant, pour les cinq refuzniks actuellement condamnés à un an de prison, Haggai Matar, Matan Kaminer, Noam Bahat, Adam Ma’or et Shimri Tzameret, le droit d’être reconnus comme objecteurs de conscience et d’accomplir leur sanction sous forme de service civil, droit que nous réclamons pour tous les objecteurs actuellement menacés.

Ceux qui refusent

Nous apportons notre soutien à tous ceux qui réclament la fin de l’occupation et l’évacuation des colonies israéliennes des Territoires palestiniens, et aux signataires des manifestes parus ces trois dernières années. Récemment en effet, un mouvement d’opposition s’est particulièrement fait connaître par ce biais dans la société israélienne : celui des refuzniks et des soldats réfractaires.

Il y a actuellement en Israël près d’un millier d’objecteurs, dont une vingtaine en prison. Ils sont :
-  d’une part, les objecteurs sélectifs, qui sont soit des soldats réservistes membres de collectifs comme Yesh Gvul ("Il y a une limite", créé lors de la guerre du Liban), Gush Shalom ("le Bloc de la paix"), ou Courage to refuse, ("le Courage de refuser"), soldats réunis en 2001 autour du manifeste paru dans Hareetz ; soit les refuzniks, jeunes gens qui refusent de servir pour certaines missions, parmi lesquels les signataires du Manifeste des lycéens ;
-  d’autre part, les objecteurs antimilitaristes, qui refusent de servir dans l’armée.

Si les objecteurs antimilitaristes s’opposent à tout engagement dans l’armée, les objecteurs sélectifs - jeunes refuzniks, simples soldats ou officiers - refusent de servir dans les Territoires palestiniens au-delà des frontières de 1967 ou de participer à toute guerre qui ne soit pas de défense. Ils n’appartiennent à aucun groupe politique et ne refusent pas de faire l’armée ou de défendre leur pays s’il est en danger. Ils refusent d’accomplir des missions qui leur paraissent immorales et contraires aux valeurs qui leur ont été inculquées. Leur engagement se fonde d’abord sur un réflexe moral, sur les principes des droits de l’homme et sur le refus d’une " guerre injuste ". Parce qu’il atteint l’armée, symbole de l’unité nationale israélienne, et parce qu’il est issu de simples citoyens, le mouvement des refuzniks et des soldats réfractaires est porteur de la résistance et de l’espoir de paix. Il jette un pont entre Palestiniens et Israéliens, deux peuples aujourd’hui pris en otage dans la logique meurtrière de l’occupation

L’importance des mobilisations, le souhait de tous ceux qui ont pris la parole et la diversité des participants nous incitent à amplifier nos actions avec l’extension de la guerre coloniale menée contre les Palestiniens et l’édification du Mur de l’annexion.


Le vendredi 25 janvier 2002, 83 réservistes de l’armée israélienne lançaient dans le journal Haaretz un appel intitulé Le Courage de refuser. On peut le trouver en anglais sur le site de Yesh Gvul (www.seruv.org).
Ils sont désormais près de 500, dont une cinquantaine en prison.
L’organisation pacifiste israélienne Yesh Gvul organise leur soutien en Israël (peretz@yesh-gvul.org).
En France, le SICO - Solidaires des Israéliens Contre l’Occupation- a repris une pétition de Maya Vigier et (...)

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